Ma bien aimée

Ma bien aimée

A chaque jour qui se retire et à chaque jour qui revient, je m’éveille langoureux où le filtre de mes pensées n’est déjà plus que de faibles pétales aux senteurs nouvelles où l’approche d’un amour vainqueur vient parader au-delà de toutes nos espérances.

Te souviens-tu, mon Amour, de ce premier jour d’hiver où cette attirance étrange avait cédé à ma raison ? Il faisait si froid dehors et nous avions si chaud dedans à l’abri de cette maison où seul, le silence des murs venait blottir l’innocence de ma passion.

Durant ces longs mois, j’avais bien essayé de me convaincre que mes sentiments n’étaient que purement amicaux. Durant ces longs mois, j’avais presque failli y croire. Mais à l’intérieur de la candeur de cette âme naissante qui allait faire de moi, l’homme que je suis devenu, je n’arrivais déjà plus à chasser l’image de ton visage aux courbes parfaites, chasser simplement la profondeur de ce regard où je pouvais y lire tous tes secrets quand tu venais le croiser au mien. Les blessures de ce cœur inondé de l’astre fabuleux et fascinant de ta lumière, faisait me rendre compte que je venais de céder  parmi les parfums nuancés de fleurs sans nom en prenant ta main comme un cadeau interdit. J’avais presque réussi à pousser cette évidence, que notre seule différence ne pouvait pas être une barrière pour l’avenir. Pourtant, j’allais apprendre malgré moi que même les plus grandes frontières tombent au chant de la désuétude devant la force de l’amour. J’ignorais même que cet amour, j’allais devoir le défendre sans jamais courber le dos mais simplement le relever à chaque fois que quelqu’un allait venir le bafouer ou le ternir par la dureté de mots sans limites.

Te souviens-tu, mon Amour, de ces temps incertains ou notre plus grande force est d’avoir été deux contre toutes ces médisances et de tout ce mépris que nous récoltions sans cesse chaque jour comme des personnes sans morale à qui on avait ôté le droit d’aimer ? Pourtant, le mal qu’ils ont pu commettre, n’a fait que renforcer mes certitudes sur ce que j’avais tenté de me cacher pendant si longtemps.

Les jours, les mois, les années ont passé si vite à tes côtés que j’ai parfois du mal à croire que nous en sommes déjà là, toujours inondés par la volonté d’avancer plus vite, la volonté d’avancer plus loin.

Cette différence, que toi aussi, tu as pu un jour appréhender peut paraître bien ridicule aujourd’hui quand on sait ce que l’on est. Après tout ce temps, on se rend compte qu’elle n’est plus rien contre notre amour et même qu’elle n’a jamais rien été.

Mon ange, je reste à demeure l’ingénuité de tes sens, le crépuscule de tes désirs. Je n’ai d’autre sentiment que de t’aimer à chaque instant qui court, à chaque mot qui vient refleurir le silence de nos partages.

Le printemps, finalement, ne sera pas si long à attendre quand on sait que la plus belle saison, c’est toi.

Michaël qui n’a d’autre volonté que de t’aimer et de te chérir dans cette vie et bien au-delà encore.

Michaël

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